L’arrêté du 26 décembre 2025, relatif à l’usage de l’espace aérien par les aéronefs sans équipage à bord, a fait évoluer le cadre opérationnel du drone en France.
Il clarifie et élargit certaines possibilités, notamment en catégorie ouverte, à condition que le télépilote maîtrise réellement son environnement et ses responsabilités.
Cette évolution réglementaire ne signifie pas que tout le monde doit basculer vers la catégorie spécifique.
Au contraire.
Dans le domaine du drone, le raisonnement
« si je fais la catégorie spécifique, je pourrai tout faire »
est une erreur stratégique et opérationnelle.
Pourquoi ?
Parce que plus de cadre réglementaire = plus de contraintes, pas plus de liberté.
Parce qu’un cadre surdimensionné complexifie inutilement les opérations courantes.
Parce que la responsabilité du télépilote augmente avec la complexité du cadre, sans gain réel pour la majorité des missions.
En drone, le bon cadre n’est pas celui qui permet le plus,
c’est celui qui est le plus adapté à l’environnement réel de vol.
La catégorie spécifique a toute sa légitimité lorsqu’elle est réellement nécessaire :
environnements très contraints
scénarios dépassant clairement les limites de la catégorie ouverte
exigences opérationnelles spécifiques
Mais elle n’est pas la réponse par défaut à un projet drone.
L’utiliser sans nécessité revient à :
alourdir les démarches administratives
réduire la souplesse opérationnelle
augmenter le risque d’erreur réglementaire
décourager le télépilote sur le long terme
Aujourd’hui, de nombreux centres de formation orientent systématiquement vers la catégorie spécifique, non pas par nécessité réglementaire, mais parce que :
les parcours sont plus longs
les formations sont plus chères
le modèle économique est plus rentable
Cette logique est contre-productive :
pour les télépilotes, qui se retrouvent sur-formés et sous-opérationnels
pour la sécurité, car la complexité mal maîtrisée augmente le risque
pour la crédibilité de la filière, qui entretient une confusion inutile
Aujourd’hui, de nombreux parcours de formation orientent quasi systématiquement vers la catégorie spécifique.
Cette orientation n’est pas toujours liée aux usages réels des futurs télépilotes, mais à des logiques administratives, économiques et de financement.
La catégorie spécifique est souvent présentée comme une formation “gratuite”, car éligible à des financements (CPF ou dispositifs assimilés).
En réalité, une formation n’est jamais gratuite :
elle est financée, donc payée, parfois sans que le futur télépilote ait une vision claire :
du coût réel de la formation
des contreparties
des engagements techniques et matériels à venir
Être financé ne signifie ni être adapté, ni être nécessaire.
Parce que la catégorie spécifique est plus facilement finançable, certains centres construisent des parcours :
plus longs
plus complexes
plus coûteux
et plus lourds que nécessaire
Le critère devient alors la finançabilité, et non l’usage réel.
La formation en catégorie spécifique implique souvent :
des démarches administratives complexes
des contraintes opérationnelles strictes
des obligations réglementaires renforcées
et, dans certains cas, l’achat de drones de classes C5 ou C6
Ces drones représentent un investissement important,
à l’achat, à l’exploitation, à l’entretien et à l’assurance.
Ces réalités sont rarement détaillées clairement avant l’entrée en formation.
La majorité des usages professionnels légers, techniques ou visuels peuvent être réalisés légalement en catégorie ouverte, à condition :
de comprendre le cadre réglementaire
d’analyser correctement les environnements
de savoir décider et renoncer si nécessaire
La catégorie spécifique est un outil réglementaire utile, que nous savons enseigner,
mais elle n’est ni automatique, ni universelle, ni pertinente pour tous les projets.
Chez LR DRONE, nous partons toujours des usages réels, pas des dispositifs de financement.
Nous expliquons ce que chaque catégorie permet réellement
Nous exposons les contraintes, les coûts et les implications
Nous orientons vers la catégorie spécifique uniquement lorsqu’elle est réellement nécessaire
Former juste avant de complexifier.
Former des télépilotes responsables, pas des consommateurs de formations.
Chez LR DRONE, nous avons fait un choix clair et assumé :
analyser le besoin réel, pas vendre le cadre le plus lourd
former d’abord à une maîtrise complète de la catégorie ouverte (A1 / A2 / A3)
orienter vers la catégorie spécifique uniquement lorsque c’est justifié
Parce qu’un télépilote efficace n’est pas celui qui a le cadre le plus complexe,
mais celui qui comprend parfaitement ce qu’il fait, où il vole et pourquoi.
La réglementation drone n’est pas une course au niveau le plus élevé.
C’est un outil de décision et de responsabilité.
Former juste, c’est :
éviter la survente réglementaire
privilégier la clarté et la compréhension
construire une pratique durable et conforme
La catégorie ouverte bien maîtrisée permet aujourd’hui la majorité des usages réels.
La catégorie A1 permet de voler à proximité de personnes, sans survol intentionnel de foules, avec des drones légers et un environnement maîtrisé.
Elle constitue le socle de la pratique en catégorie ouverte.
Découverte du télépilotage
Usages simples et contrôlés
Premiers projets professionnels légers
Pratique loisir évoluée
L’arrêté clarifie le cadre des vols en catégorie ouverte et confirme que la décision du télépilote est centrale.
La catégorie A1 permet aujourd’hui davantage de lisibilité opérationnelle, à condition de respecter strictement les règles et l’environnement.
La catégorie A1 repose avant tout sur la responsabilité directe du télépilote.
La catégorie A2 permet de voler plus près des personnes, dans des environnements habités ou semi-habités, sans survol de foules.
Elle s’adresse aux télépilotes capables de structurer leurs décisions et d’analyser leur environnement.
Usages professionnels légers en zone habitée
Inspection visuelle de bâtiments et d’ouvrages simples
Communication et audiovisuel
Missions nécessitant une proximité maîtrisée avec les tiers
L’arrêté renforce la cohérence du cadre opérationnel en catégorie ouverte et met en avant le rôle clé de l’analyse de risque du télépilote.
La catégorie A2 n’autorise pas automatiquement plus d’actions : elle autorise sous conditions clairement maîtrisées.
La catégorie A2 est une catégorie de décision et de responsabilité avancée.
La catégorie A3 concerne les vols réalisés loin des personnes et des zones habitées, dans des environnements ouverts, naturels ou peu fréquentés.
Elle offre un cadre souple, mais exige une lecture permanente du territoire.
Entraînement et perfectionnement
Agriculture et environnement
Observation de territoires
Essais et vols en zones ouvertes
L’arrêté clarifie les responsabilités en environnement non peuplé et confirme que l’isolement réel de la zone reste la condition centrale.
Une zone ouverte n’est jamais figée : le télépilote doit anticiper toute évolution de l’environnement.
? La catégorie A3 repose sur la maîtrise de l’espace, pas sur l’absence de contraintes.
Trois catégories.
Une seule logique.
A1 : comprendre sa responsabilité
A2 : décider et analyser
A3 : lire et anticiper l’environnement
Former juste, c’est former à la bonne catégorie.